Accueil Société Équipe Produits Services Compétences Références 2DCOM recrute Liens

Demander un devis
Nous Contacter

Actualités & Nouveautés


2DCOM au Salon du livre 2013 - Merci et rendez-vous l'année prochaine

L'édition 2013 du Salon du livre est à nouveau un succès pour 2DCOM

Nous remercions toutes les personnes que nous y avons rencontrées, clients, libraires et éditeurs en recherche de solution informatique, et nous vous donnons rendez vous l'année prochaine.


Salon du Livre 2013

Mobilisation contre Amazon

Article publié sur le site livreshebdo.fr le 04 Janvier 2013

En France, des libraires indépendants et des enseignes commencent à se mobiliser contre les pratiques d'Amazon, alors que l'opinion britannique s'indigne du régime fiscal du géant de la vente en ligne.


Dans son numéro du vendredi 4 janvier 2013, Livres Hebdo publie les tribunes de Frédéric et Jean-Pierre Delbert, de la librairie Martin-Delbert à Agen, et du Syndicat des distributeurs de loisirs culturels (SDLC), qui entendent sensibiliser les lecteurs et les citoyens contre les pratiques d'Amazon, au moment où, en Grande-Bretagne, l'opinion s'indigne des pratiques du géant de la vente en ligne.


Libraires indépendants et enseignes dénoncent la communication tous azimuts d'Amazon et l'attitude jugée ambigüe des pouvoirs publics à son égard. Frédéric et Jean-Pierre Delbert jugent ainsi qu'«il est temps de dénoncer ce qui est une véritable imposture et de dire à nos consommateurs de livres: n'achetez surtout pas chez Amazon mais chez votre libraire! Et vous y gagnerez énormément!»


«Toute commande effectuée sur le site de ce cybermarchand diminue indirectement la recette fiscale locale, donc augmente vos impôts locaux et diminue également la recette fiscale du pays puisque cette société, dont le siège européen est basé au Luxembourg, paie une part infime de l'impôt sur ses bénéfices en France, grâce à une optimisation fiscale extrêmement sophistiquée. Et pourtant, malgré ce comportement peu éthique, l'implantation du dernier site d'Amazon à Chalon-sur-Saône en France est subventionnée par nos élus locaux à des taux stupéfiants», argumentent les libraires d'Agen.


Ces aides publiques, annoncées alors que le fisc français réclame 198 millions d'euros à Amazon, excèdent aussi les membres du SDLC. Les présidents d'Actissia (Chapitre), Cultura, Decitre, Le Furet du Nord, Starter et Virgin Megastore, se disent «révoltés par ce discours parfaitement contradictoire des pouvoirs publics.»


«Ces subventions, payées par le contribuable, ont vocation à procurer à cette entreprise un réel avantage sur ses concurrents en ligne pour la vente de produits culturels», estiment-ils. «Or, loin de constituer un modèle vertueux, c'est bien la conjonction du bénéfice de schémas d'optimisation fiscale mis en place par certains Etats membres de l'Union européenne, d'une part, et de la pratique du dumping sur les prix des produits vendus, d'autre part, qui a constitué la puissance d'un tel groupe en Europe. Comment peut-on raisonnablement financer la création d'emplois sur fonds publics d'une entreprise qui ne paie pas ses impôts en France? », protestent les membres du SDLC.


Tribune librairie Martin-Delbert | Tribune SDLC


< Fermer

> Lire la suite


Lettr'ALIRE - L'essentiel sur le retour à la TVA 5,5%

Lettr'Alire du 20 Décembre 2012

Cliquez ici pour consulter le dossier spécial TVA 5,5%


Des lecteurs anglais boycottent Amazon

Article publié sur le site livreshebdo.fr le 14 Décembre 2012


Les libraires britanniques indépendants voient revenir vers eux des clients d'Amazon indignés par l'évasion fiscale du libraire en ligne.


Les Anglais s'engagent auprès des librairies indépendantes! Le site de notre confrère The Bookseller publie, dans un article daté du 14 décembre, des témoignages de libraires ravis de voir que de plus en plus de personnes préfèrent acheter des livres dans des librairies indépendantes plutôt qu'à Amazon. Ce «contrecoup» fait suite à la couverture médiatique concernant l'évasion fiscale de la société Amazon.


Un libraire, David Dawkins, affirme ainsi: «Nous avons certainement vu un petit afflux de nouveaux clients qui disent vouloir être des consommateurs éthiques et ne sont simplement plus heureux avec Amazon. Ça fait plaisir à voir». Une autre, Morag Watkins, qui avait affiché à la fenêtre de sa librairie un poster de l'Association des libraires, sur lequel était inscrit «Nous payons nos impôts», déclare: «Un nombre signifiant de clients a dit: "nous prenons la décision d'aller chez vous plutôt que chez Amazon"», rapporte le site.


Une pétition a été lancée par les libraires Frances et Keith Smith (sur change.org) pour demander à Amazon à payer ses impôts. «En attendant qu'ils le fassent, pensez s'il vous plaît à acheter dans les magasins locaux et indépendants au lieu d'Amazon», encouragent-ils.


De plus, un rapport du consultant Simon Kucher bat en brèche la réputation d'Amazon de proposer des prix bas. Selon le rapport, la stratégie d'Amazon consiste à offrir des prix concurrentiels seulement pour le top 20 des bestsellers.


Ce rapport intervient dans un contexte tendu. Depuis plus de trois ans, les services fiscaux de la Grande-Bretagne (ainsi que de l'Allemagne et de la France) enquêtent sur Amazon. Les ministres des finances des trois pays ont notamment engagé une démarche auprès de l'OCDE pour mettre fin à cette évasion fiscale.


< Fermer

> Lire la suite


Retour de la TVA 5,5% sur le livre au 1er Janvier 2013

Le premier Janvier 2013, la TVA sur les livres passe de 7% à 5,5%.
Vous trouverez dans ce document téléchargeable des précisions pour gérer ce changement dans Librisoft.


Le fisc français réclame 198 millions d'euros à Amazon

Article publié sur le site livreshebdo.fr le 15 Novembre 2012


Le groupe américain, qui conteste le redressement concernant les années 2006 à 2010, assure qu'il utilisera tous les moyens possibles pour le faire annuler.


C'était en petits caractères passés inaperçus au milieu des 40 pages du dernier rapport sur les résultats trimestriels d'Amazon, publiés le 25 octobre: «en septembre 2012, nous avons reçu un avis de redressement fiscal pour les années 2006 à 2010, concernant l'affectation de chiffre d'affaires entre différents pays. L'avis propose un redressement d'environ 252 millions de dollars (198,4 millions d'euros), intérêts et pénalités de retard compris» explique le site de vente en ligne à ses actionnaires (voir à ce lien).


L'enquête durait au moins depuis quatre ans, mais elle était jusqu'alors mentionnée sans détail: dans sa notice de résultats de 2008, le cybermarchand avait juste dû reconnaître qu'il était sous le coup d'une investigation des services fiscaux français (LH 673 du 6 février 2009), mais également allemand, luxembourgeois, et britannique. C'est d'ailleurs au cours d'une audition devant la Chambre des communes qu'Andrew Cecil, le lobbyiste d'Amazon, cuisiné par les députés britanniques a lâché que l'administration fiscale française avait précisé sa demande (enregistrement à ce lien).


L'avis n'est pas définitif indique Amazon qui souligne: «nous ne sommes pas d'accord avec cette estimation, et nous avons l'intention de la contester fermement. Nous prévoyons d'utiliser tous les recours administratifs possibles, et si ce n'est pas suffisant pour résoudre ce différend, nous prévoyons de porter l'affaire en justice». Pour montrer que rien n'est perdu, le site ajoute que les Etats-Unis et le Japon avaient aussi exigé des redressements pour des prestations transfrontalières concernant les exercices 2006 à 2012, et qu'après négociation le différend s'est terminé par une transaction dont le montant «n'était pas significatif».


Les profits sont en quasi totalité engrangés au Luxembourg


Les filiales françaises d'Amazon sont présentées comme de simples sociétés de services, réalisant des prestations facturées à Amazon Eu Sarl, une des nombreuses sociétés du groupe américain basées au Luxembourg, et qui encaisse toutes les transactions réalisées en Europe. Le système d'évasion fiscale consiste à sous-valoriser ces prestations des filiales françaises, pour qu'elles déclarent un chiffre d'affaires et un bénéfice minimum.


Les profits sont en quasi totalité engrangés au Luxembourg, d'où ils sont évaporés vers une autre filiale enregistrée à Gibraltar (voir LH 908 du 4 mai 2012: «Payer des impôts? Et quoi encore?»). Les parlementaires français se sont également émus de cette perte de ressources pour le budget national, alors qu'Amazon reçoit par ailleurs l'aide des pouvoirs publics, notamment pour sa dernière implantation en Bourgogne.


La commission sénatoriale qui a enquêté sur ce système, également mis en œuvre par Apple et Google, avait ainsi voulu entendre Xavier Garambois, l'ancien responsable d'Amazon France. Malheureusement, celui-ci avait dû se désister au dernier moment.


Outre celles qui sont citées ci-dessus, Amazon fait l'objet d'enquêtes fiscales en Chine, et aux Etats-Unis, de la part du gouvernement fédéral et de plusieurs Etats américains.


< Fermer

> Lire la suite


La TVA passera de 5,5% à 5% en 2014

Article publié sur le site livreshebdo.fr le 06 Novembre 2012


Pour financer les mesures améliorant la compétitivité et l'emploi, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a annoncé des modifications des taux de TVA. Celle sur le livre sera réduite à 5%.


Ce mardi 6 novembre, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a annoncé les mesures gouvernementales afin d'améliorer la compétitivité et l'emploi. Le chef du gouvernement, à l'issue d'un séminaire, a retenu plusieurs propositions contenues dans le rapport de Louis Gallois, remis hier.


Parmi celles-ci, on retiendra des modifications sur le taux de TVA. "Le taux réduit, celui qui porte sur les produits de première nécessité, en particulier l'alimentation, sera abaissé, de 5,5% aujourd'hui, à 5%" a-t-il déclaré. Présentée comme "une mesure de justice sociale et de soutien à la consommation", Matignon nous a confirmé qu'il n'y aurait pas de 4ème taux de TVA prévu. "Tout ce qui est à taux réduit baissera à 5%" à partir du 1er janvier 2014


Ce sera le troisième changement de TVA en moins de deux ans pour le livre. Taxés à 7% depuis le 1er avril dernier, ils seront de nouveau soumis au taux réduit de 5,5% le 1er janvier prochain, suite à l'adoption du projet de loi de finances rectificative voté le 31 juillet dernier.


Par ailleurs, le taux normal de TVA est porté de 19,6% à 20% et le taux intermédiaire passe de 7 à 10%.


Cette modification des taux de TVA permettra, notamment, de financer le Crédit d'impôt pour la Compétitivité et l'Emploi qui portera sur les salaires compris entre 1 et 2,5 fois le SMIC. Le Premier ministe a aussi indiqué que le gouvernement facilitera les PME innovantes à accéder à la commande publique.


< Fermer

> Lire la suite


La France a un mois pour relever la TVA sur l'ebook à 19,6%

Article publié sur le site clubic.com le 23 Octobre 2012


Plusieurs mois après avoir tancé les pays pratiquant un taux réduit de TVA sur le livre numérique, la France et le Luxembourg en tête, Bruxelles menace de saisir la Cour de justice européenne.


La Commission européenne hausse le ton. Mis en demeure en juillet dernier pour avoir harmonisé le taux de TVA de l'ebook avec celui, réduit, du livre papier, la France et le Luxembourg recevront demain 24 octobre un « avis motivé » de la part de Bruxelles, apprend le journal Les Échos. Au 1er janvier 2012, l'Hexagone avait abaissé le taux appliqué sur le livre numérique de 19,6% à 7%. Dans le même temps, la TVA sur le livre physique passait de 5,5% à 7%, dans le cadre du plan de rigueur Fillon II. Si la TVA du papier est protégée par l'exception culturelle, celle de l'ebook devra repasser à 19,6%. Les deux pays ont un mois pour s'y conformer avant que la Cour de justice de l'Union européenne ne soit saisie.


Cet alignement avait été motivé par un souci d'équité. Fin 2011, le président Sarkozy ne voyait alors « aucune raison qu'un même bien culturel soit taxé différemment s'il est sur un support physique ou numérique ». Il avait ajouté espérer que « la Commission européenne de s'oppose pas à cette décision ». Or, en juillet dernier, Bruxelles faisait déjà entendre son mécontentement dans une lettre dans laquelle elle écrivait que « cette situation crée de graves distorsions de concurrence au détriment des opérateurs des 25 autres États membres de l'Union dans la mesure où les achats de livres numériques se font aisément dans un autre État membre que celui de résidence du consommateur ».


Le Luxembourg, terre promise


Une situation qui permet effectivement à certains acteurs de la vente en ligne d'ebooks d'en profiter. Si ce n'est pas en France, c'est au Luxembourg. C'est entre autre pourquoi Amazon y a installé son siège européen, depuis lequel il facture ses livres numériques à la TVA locale de 3%. Grâce aux règles du e-commerce en vigueur dans l'UE, ce taux réduit est appliqué, indépendamment du lieu d'achat du client. La situation changera pourtant au 1er janvier 2015, même si des dispositions permettront d'y échapper jusqu'en 2019.


En Espagne, l'augmentation de la TVA sur le livre numérique de 18 à 21% récemment, a poussé le groupe éditorial Paneta à menacer de partir vers des cieux où la pression fiscale est moindre, rapporte Actulitte. Le président a ainsi exigé un taux réduit à 4% sur l'ebook. Sans cela, il déménagera ses filiales de livre numérique au Luxembourg.


La Commission européenne de dénoncer alors que « des acteurs locaux du marché du livre électronique se sont plaint de ce que certains acteurs dominants de ce marché ont réorganisé leur circuits commerciaux pour bénéficier de ces taux réduits, ce qui aurait eu des effets notables sur les ventes de livres, électroniques ou non, dans les autres États membres au premier trimestre 2012 ».


Bruxelles reconnaît un problème


La ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, répondait alors que « la TVA sur le livre numérique doit immédiatement être alignée sur celle du livre imprimé, en dépit de la procédure d'infraction de la part de Bruxelles. La France maintiendra et défendra sa position, car elle est dans la logique de l'avenir numérique des industries culturelles ». Une volonté qui va pourtant actuellement à l'encontre du droit européen.


L'ebook ne fait pas partie de la liste limitative des biens et des services de la Directive TVA pouvant bénéficier d'un taux réduit. Pour que cela soit possible, l'ensemble des États membres devraient s'accorder sur ce sujet. Or, les situations sont très variables au sein de l'UE : la TVA sur l'ebook est de 19% en Allemagne (7% pour le papier), 21% en Italie (4% pour l'imprimé) ou encore 20% au Royaume-Uni (0% pour le livre physique).


D'après une source anonyme citée par le quotidien économique, on reconnaît que ces différences de traitement constituent un problème. Rappelons que le 8 octobre, la Commission a ouvert un consultation sur les systèmes fiscaux dont l'une des missions sera de supprimer « des taux réduits qui constituent un obstacle au bon fonctionnement du marché intérieur ». La mission se terminera en janvier 2013. Mois choisi par la France pour abaisser le taux de TVA sur l'ebook et le papier, à 5,5%.


< Fermer

> Lire la suite


Aurélie Filippetti rencontre les dirigeants d'Amazon

Article publié sur le site livreshebdo.fr le 8 Octobre 2012


La ministre de la Culture s'entretiendra avec les dirigeants d'Amazon ce mardi 9 octobre.


Ce mardi 9 octobre à 17h30, Aurélie Filippetti rencontrera Xavier Garambois, directeur des cinq sites européens (Allemagne, Espagne, France, Italie, Royaume-Uni) du groupe, Romain Voog, président d'Amazon France et Andrew Cecil, directeur des affaires publiques d'Amazon de la zone Europe. Le ministère de la Culture et de la Communication n'a pas souhaité préciser les sujets qui seront abordés durant cet entretien.


C'est dans un contexte tendu que se tient cette rencontre. Aurélie Filippetti a plusieurs fois critiqué le site de ventes en ligne, l'accusant de mettre en péril les librairies indépendantes. Le 16 février dernier, lors du forum Livres Hebdo «Présidentielle: quelle politique pour le livre?», Aurélie Filippetti, alors députée, avait annoncé la mise en place d'une «taxe Amazon» sur les ventes en ligne, ainsi qu'une action sur les frais de port, «afin de mettre un terme à une situation de concurrence déloyale».


Le 14 septembre dernier, la ministre a réitéré ses critiques envers le site de vente en ligne dans un entretien à plusieurs quotidiens régionaux: «Nous avons un réseau formidable de librairies indépendantes en France qu'Amazon risque de tuer. Il n'est pas normal qu'Amazon contourne par des prix bas la loi du prix unique en étant installé en Luxembourg et en ne payant pas de fiscalité juste en France». Elle appelait alors à une réflexion «sur la fiscalité des plates-formes créatrices», jugeant qu'«il est normal qu'elles participent au financement de la création, de la presse: tout ce qui crée la plus-value qu'elles font circuler sur leur réseau».


< Fermer

> Lire la suite


Lettr'ALIRE

Lettr'Alire du 5 Octobre 2012


Cliquez ici pour consulter la lettr'alire


APPEL pour la constitution d'un groupe d'action et de réflexions autour des métiers du livre

les451.noblogs.org


Cliquez ici pour consulter le document


Demain chez mon libraire

Article publié sur le site antidematerialisation.wordpress.com le 8 Septembre 2012


S'il y a un point qui fait consensus parmi les métiers concernés – et plus généralement les défenseurs du livre – c'est bien l'urgence et le souci commun et prioritaire de restaurer la fréquentation des librairies. Alors … comment imaginer, comment prétendre sérieusement que l'on va y parvenir en développant les ventes par Internet, ou pire encore les ventes de téléchargement de fichiers numériques ?


L'échec prévisible (et que nous avions d'emblée annoncé à ses promoteurs) de 1001libraires.com est un des symptômes qui attestent, parmi d'autres, de l'absurdité chimérique des « solutions » inspirées de cette mystification. Nous proposons donc inversement de mettre en place un Comptoir National des Libraires de France, fédérant tous ces libraires dans une structure coopérative d'intérêt public, permettant à chaque librairie indépendante de « proximité » de proposer à ses clients le service « Demain chez son libraire » qui leur garantit d'avoir en 24 heures à la librairie un livre non disponible en magasin . Un service* qui, faute de pouvoir être offert par les libraires, détournait jusqu'à maintenant les lecteurs « pressés » vers des « marchands de livres » tels les sites de vente en ligne. Il s'agit donc de proposer à ces catégories de lecteurs et à leurs libraires l'opportunité pratique et gratifiante d'échapper aux spectres des « pourvoyeurs dématérialisés » : lorsqu'un lecteur manifeste le besoin d'un livre, avec un degré d'urgence ( ou de désinformation) qui l'amène à se tourner vers amazon (ou ses succédanés ), il pourra désormais venir chercher son livre, le lendemain, chez un libraire.


Les multiples avantages et finalités d'un tel projet* convergent vers un accès aux livres plus facile et de meilleure qualité, en proposant sur tout le territoire une « nouvelle offre » commerciale répondant de manière « offensive », économiquement et techniquement rationnelle, à la prédation opérée par les géants de l'internet. Ce Comptoir national s'inscrit dans un programme plus vaste ( avec notamment une refonte des marchés publics des bibliothèques*) de « réensemencement » livresque du territoire, favorisant le développement et l'implantation de librairies et du lien social et culturel qu'elles portent (et les emplois induits), partout en France.


* voir le document détaillant ce projet, déjà transmis au CNL , au Ministère de la Culture, au SLF et à l'ADELC, et mon livre : « Correspondance avec la puissance publique » aux éditions Delga.


Dominique Mazuet
libraire de quartier parisien


< Fermer

> Lire la suite


Est-ce un crime de parler du livre numérique aux apprentis libraires?

Article publié sur le site de l'express le 17 Septembre 2012


Selon le libraire Dominique Mazuet, l'Institut National de Formation de la Librairie n'aurait pas à parler des e-books à ses étudiants. Encourager les ventes de fichiers numériques revient, selon lui, à condamner la profession.


Dominique Mazuet, directeur de la librairie Tropiques dans le XIVe arrondissement, n'apprécie par que l'Institut National de Formation de la Librairie fasse découvrir le livre numérique à ses étudiants. Il considère cela comme un "abus de confiance" et un "détournement de fonds publics caractérisé", comme le rapporte le Canard Enchaîné du 12 septembre dernier. "C'est d'abord avec surprise, puis perplexité, et enfin indignation que j'ai découvert (par courriel publicitaire) que l'organisme de formation des futurs libraires (INFL), financé notoirement par la taxe d'apprentissage (versée par les libraires), prêtait la main à des provocations macabres telles que l'offre de former mes libraires: 'au numérique en librairie'", raconte Dominique Mazuet dans une lettre écrite au président du CNL.


Sur le site du Comité de Défense des Métiers du Livre, qu'il anime, il ajoute: "S'il y a un point qui fait consensus parmi les défenseurs du livre, c'est bien l'urgence de restaurer la fréquentation des librairies. Alors ... comment imaginer, comment prétendre sérieusement que l'on va y parvenir en développant les ventes par Internet, ou pire encore les ventes de téléchargement de fichiers numériques?"


"Nous mentionnons le livre numérique pour permettre à nos élèves de connaître l'ennemi"
Ses propos n'ont pas manqué de heurter les responsables de l'INFL. "Sur 880h de formation, nous évoquons le livre numérique avec les apprentis pendant 3h!", assure Claude Naves, le directeur. "Mais ce libraire est particulièrement de mauvaise foi: je l'ai invité à l'INFL, il sait donc comment nous traitons le sujet du livre numérique, il cherche simplement de la place dans les médias."


"Si nous mentionnons le livre numérique, c'est pour permettre à nos élèves de connaître l'ennemi pour mieux le contrer", renchérit David Alliot, formateur. "Nous sommes dans une période de questionnements, la dématérialisation représente un risque pour les librairies et il faut bien en parler." Selon lui, il y aurait eu "un malentendu total" avec Dominique Mazuet. "Dans l'absolu, nous sommes d'accord avec lui sur les combats à mener. Je forme des libraires depuis 1996 et je sais que nous partageons tous la même vision du livre, papier, vendu dans des librairies réelles, avec services à la clientèle." David Alliot considère néanmoins que pour lutter, il est indispensable de se fédérer. "Ce n'est pas en nous attaquant par derrière qu'il trouvera des solutions."


Un Comptoir National de la Librarie Indépendante
Mais Dominique Mazuet a aussi des projets, comme celui de créer un Comptoir National de la Librairie Indépendante, fédérant tous les libraires pour leur permettre de proposer à leurs clients le service 'Demain chez son libraire', qui leur garantirait d'avoir en 24 heures un livre non disponible en magasin. Une solution qui devrait, selon lui, décourager les lecteurs "pressés" de se tourner vers des sites de vente en ligne. Le document détaillant ce projet a déjà été transmis au Ministère de la Culture et au CNL, et sera prochainement soumis à la commission des finances de l'Assemblée Nationale.


Amazon: la vraie menace?
Le libraire souhaite également se dresser contre le "bourrage de crâne dont le livre numérique fait l'objet". Contrairement aux prévisions de croissance annoncées, ce dernier n'aurait conquis que 6,4% du marché aux Etats-Unis et 1,8% en France selon le New-York Times. "Le prétendu 'Tsunami' du numérique relève plus du fantasme de trader cocaïnomane que de quelque réalité tangible", affirme-t-il. Il y a quelques jours, l'éditeur Yves Pagès exprimait également, sur Actualitté, son scepticisme à l'égard des e-books: "Je trouve excessif l'intérêt porté à cette évolution négligeable économiquement. Car il faut regarder la réalité en face: cela ne marche pas."


Une question reste cependant à poser: pourquoi lutter avec tant de virulence contre "l'I-bouc", si ce dernier est condamné à l'échec? Selon Dominique Mazuet, le livre numérique ne serait pas la véritable menace. "L'essentiel des difficultés des libraires est directement associé au développement des 'ventes directes' (sans médiation ni commerce humain)." Ce discours rappelle étrangement celui d'Aurélie Filippetti: "Nous avons un réseau formidable de librairies indépendantes en France qu'Amazon risque de tuer", a-t-elle récemment déclaré.


< Fermer

> Lire la suite


"Contre le oui-oui book"

Article paru dans le Canard enchaîné le 12 Septembre 2012


Contre le oui-oui book

1001Libraires ou les 1001 façons de se planter

Article publié sur le site contrepoints.org le 1 Juin 2012


S'il est -- surtout en France -- relativement facile de planter une entreprise, pour une vraie catastrophe budgétaire avec des millions d'euros engloutis en bêtises sidérales, il faut faire intervenir l'État, ses fonctionnaires et ses subventions. C'est ce que nous prouve le cas récent de 1001Libraires, échec cuisant et tout à fait prévisible de la version française mal boutiquée d'Amazon...


Tout a commencé, au départ, par une idée parfaitement idiote qui consistait à refaire ce qu'Amazon, Fnac.com et d'autres font déjà (ça, en soi, ce n'est pas forcément idiot) d'une façon moins pratique qu'eux (et ça, déjà, ça commence à l'être) avec moins de moyens et une mise en musique douteuse (et là, poum, on frappe l'idiot de plein fouet).


Je sais, je dis ça, je suis méchant, mais j'assume : je mange mon petit bébé communiste rôti tous les matins, ce n'est pas le moment de me dégonfler.


Faire la même chose qu'Amazon ou d'autre, déjà, ce n'est quand on y pense pas si facile : il s'agit de fournir un site web alléchant, qui permet de mettre en valeur des livres, beaucoup de livres, vraiment beaucoup, beaucoup de livres (de préférence, tous), ou alors, alternativement, de se spécialiser dans des livres qu'on ne trouvera nulle part ailleurs.


Ensuite, il s'agit de les vendre, vraiment, avec une vraie transaction et du vrai argent qui va d'une poche à une autre. Ensuite, il faut acheminer le livre en question au point de retrait le plus proche de l'internaute, ce point de retrait pouvant aller jusqu'à sa propre boîte à lettre, on n'arrête pas le progrès eh oui m'ame Ginette c'est extraordinaire c'est internet c'est la puissance du futur pour moins cher que le prix d'un abonnement Canal+, voilà où va le monde et tout ça.


Et là, déjà, on se rend compte qu'il va falloir turbiner un tout petit peu, surtout si on se réveille maintenant. Il y a 15 ans, lorsque tout le monde parlait encore d'internet comme d'un effet de mode, c'était jouable. Un site web 0.2 avec un nombre modéré de gifs animés pas trop dégoulinants, une solution de paiement à la limite du bricolage, et une croissance à deux, non, trois chiffres, et hop, l'affaire était dans le sac, moyennant le passage d'un business-angel ou deux. En 2001, Amazon existait déjà et il valait mieux être placé sur le marché qui montrait alors des signes évidents de rétrécissement.


Heureusement, paf, dans la fièvre du moment, et moins de 10 ans après, vlan, 1001Libraires est lancé ! Fruit de l'initiative vitaminée d'un libraire qui aura réussi à emmener dans sa barque plusieurs douzaines de libraires et surtout, les pouvoirs publics, le site propose des milliers de références en fédérant les libraires de France (ou leur stock, on ne sait pas trop bien).


Quel est son pitch ? Comment la frétillante équipe derrière ce projet fou fou fou va se démarquer des autres bidouilleurs d'internet qui viennent tout juste d'investir ce marché bourgeonnant ? Il suffit d'aller sur le site, page "Qui sommes-nous ?" pour le comprendre : le but de 1001Libraires (qu'on ne devra pas lire LOOLLibraires même si ça y fait penser furieusement) est, je cite, d'inciter les lecteurs à se rendre dans les librairies de proximité. Eh oui : si les gens commandent sur internet, c'est parce qu'ils ont, dans leur inconscient, une envie chatouillante et surtout le temps suffisant pour aller à l'autre bout de la ville pour chercher le bouquin qu'ils veulent.


Timing diabolique, pitch taillé au cordeau : il y a de l'étude de marché, là-dessous, c'est moi qui vous le dit !


Avec ces ingrédients de base et la volonté d'aller plus loin, plus haut, plus fort pour cogner du nez le plafond en béton armé de la concurrence, il n'a pas été trop difficile de trouver quelques millions d'euros pour lancer tout ça. Grâce à 2.2 millions d'euros de subventions et de prêts à taux zéro en provenance du Cercle de la librairie et du Centre national du livre (ne cherchez pas, c'est du public, c'est encore la République qui régale), moyennant un peu d'auto-persuasion sur le réalisme du projet, pouf, on lance le bidule techno-spatial avec trois trombones, deux élastiques et un serveur web 2.0 au graphisme qui claque. C'est ça, la magie d'internet, m'ame Ginette.


Et un an après le lancement, après une deuxième version (très coûteuse) du site qui a subi quelques ennuis de jeunesse dans sa première version, patatras, c'est la cata : plus un rond.


Tout ce pognon gratuit en provenance directe de la poche des autres, dépensé pour rien ? Ce serait surprenant dans ce beau pays qui, rappelons-le, subit une crise et une austérité sans précédents, et fait montre d'une gestion des deniers du contribuable aussi rigoureuse que tatillonne... Bien que le dépôt de bilan semble inévitable, et que tout indique que l'ensemble de l'opération a été géré absolument n'importe comment, en payant fort cher une infrastructure inadéquate, avec un business-model certes rigolo mais pas du tout adapté à la réalité de terrain, un timing résolument décalé et un pitch délicieusement contrariant, savoir que plusieurs millions d'euros sont partis en fumée est toujours délicat.


Et comme le Ministère de la Culture (dont toute cette belle tuyauterie chromée dépend in fine) vient justement de renouveler son personnel très récemment (orovoirmitéran), on a décidé que cela ne pouvait pas se terminer ainsi, mersifilipéti. Je vous rassure, pour le moment, Orélifilipéti, la nouvelle Ministre, n'a pas encore détaillé quelle serait la nature du soutien qu'elle entendait apporter à tout le secteur de l'édition dans un communiqué parfaitement sobre :


« Regrettant la disparition du portail 1001libraires, la Ministre souhaite réaffirmer avec force son soutien au secteur de l'édition et à la librairie indépendante. »


C'est déjà ça. Au moins, on le sait maintenant, Aurélie ne se tamponne pas complètement le coquillard de l'édition des librairies indépendantes. Voilà voilà. Et à part ça ? C'est très simple : une distribution de petits fours, un peu de mousseux chambré, et plein de phosphore qui bulle et de déclarations du Grand Orchestre À Vent du Ministère.


« La Ministre réunira rapidement les différents acteurs de la filière pour soutenir les libraires et relancer la réflexion sur un portail numérique commun librairies/maisons d'édition. Un des enjeux essentiels sera aussi d'accompagner les éditeurs, les libraires et les bibliothèques à prendre place sur le secteur des livres numériques. »


Accompagnement qui se traduira par, on s'en doute, quelques riches poignées de pistulons républicains récupérés sur le dos de petits moutontribuables joyeux de participer ainsi à la bonne santé d'un nombre très limité de personnes (dont un ou deux traiteurs et un sommelier, soyez-en sûr). Au passage, on appréciera la fine analyse économique post-mortem de la ministre, qui écrit, dans son communiqué et au sujet de 1001Libraires :


« C'est un coup porté à tous les libraires indépendants partenaires de ce projet. Fragilisées par de faibles marges, par la concurrence d'un géant de la vente en ligne et par la récente augmentation de la TVA de 5,5 % à 7 %, les librairies indépendantes s'étaient engagées dans une démarche ambitieuse de médiation numérique »


Eh oui : le méchant géant n'a rien fait que nous embêter à être sur le marché depuis 10 ans et faire mieux que nous ce que nous proposions. Voilà qui est très vilain de sa part. Et puis, Orélifilipéti a compris que la TVA (gérée par le gouvernement) avait en partie enterré une initiative dans laquelle le service public (par le truchement d'un de ses Centres Nationaux) avait mis des ronds. Quand le Public fusille le Public avec décontraction, c'est toujours goutu, non ?


Bref, on le devine ici à demi-mots, mais l'affaire semble claire : même si on ne s'amuse pas toujours autant qu'on le souhaiterait avec l'argent des contribuables, tant que le robinet n'est pas fermé, il n'y a aucune raison de s'arrêter.


Si 1001Libraires a déjà coûté une fortune, rassurez-vous : ce n'est pas fini.


< Fermer

> Lire la suite


L'Assemblée nationale vote le retour de la TVA à un taux de 5,5% sur le livre

Article publié sur le site de livres hebdo le 20 Juillet 2012


Les députés ont voté jeudi soir la mesure, qui doit désormais être examinée par le Sénat avant un vote définitif du projet de loi de Finances rectificative à l'Assemblée nationale le 31 juillet.


Les députés ont voté jeudi soir dans le cadre du budget rectificatif 2012 le retour de la TVA à un taux de 5,5% sur le livre. Le coût de cette mesure est estimé à 50 millions d'euros. A partir de mardi, ce sera au tour du Sénat d'examiner le projet de loi de Finances rectificative 2012, qui devra être définitivement adopté par l'Assemblée nationale le 31 juillet. Le rétablissement de la TVA à 5,5 % sur le livre est prévu à compter du 1er janvier 2013, afin de laisser un délai d'adaptation au secteur.


"On sait à quel point le secteur du livre souffre", a expliqué Pierre-Alain Muet (PS).


Du fait du prix unique du livre, "les libraires se sont trouvés dans l'obligation de répercuter dans leurs marges le passage à 7%", a aussi expliqué Patrick Bloche, président de la commission des Affaires culturelles.


Le passage à un taux de 7 %, voté l'automne dernier, avait donné lieu à une logistique complexe. Sa mise en oeuvre avait d'ailleurs été décalée du 1er janvier au 1er avril, pour permettre aux libraires de s'organiser, revoir leurs systèmes d'information, traiter le cas des retours d'ouvrages enregistrés avec un taux à 5,5 %, et réétiqueter des millions de livres en stock.


< Fermer

> Lire la suite



Consultez les évènements plus anciens... >>
 
Tous droits réservés © 2010 2DCOM - www.2dcom.fr